Ce mercredi 19/8, nous avons consacré une journée à la sylviculture des mélèzes.
Celle-ci a rassemblé 25 Teilnehmer, propriétaires et gestionnaires forestiers.





La matinée : conduite des peuplements et aux modalités d’éclaircie
À cette fin, nous avons visité un des dispositifs d’éclaircie suivis par l’Université de Liège (Gembloux Agro Bio-Tech). Le professeur Hugues Claessens nous a exposé les résultats de cette étude comparant différentes intensités et stratégies d’éclaircie.
L’après-midi : différentes stratégies d’établissement de peuplements de mélèzes.
Si la plantation (plutôt à large écartement) reste une méthode sûre en l’absence de semenciers, la régénération de cette essence pionnière est souvent abondante à proximité de peuplements parents et un travail ciblé dans cette régénération est indispensable pour en tirer le meilleur parti. Au cours de l’après-midi, les participants ont pu s’exercer à ces travaux ciblés (cassage, dépressage) dans une régénération mélangée (mélèze, épicéa, bouleau, pin sylvestre, sorbier).
Les leçons à tirer de cette journée
Les mélèzes sont des essences pionnières avec une croissance juvénile très forte mais peu soutenue, il convient donc de profiter de cette croissance forte dans le jeune âge pour que les arbres dominants prennent bien leur place dans le peuplement en pratiquant des éclaircies précoces (vers 10 ans si plantation à 2000 tiges par ha, vers 15 ans si plantation à 1100 tiges par ha), fortes et rapprochées (tous les 3 ans) en maintenant une surface terrière après éclaircie proche de 18 m²/ha. Après 30 ans, la croissance ralentit et on peut espacer un peu plus les éclaircies.
| Éclaircie précoces | Vers 10 ans (plantation à 2000 tiges/ha) Vers 15 ans (plantation à 1100 tiges/ha) |
| Fréquence | Tous les 3 ans |
| Surface terrière cible | ~18 m²/ha après éclaircie |
| Ralentissement de la croissance | Après 30 ans, on peut espacer un peu plus les éclaircies |
La méthode des arbres objectif est aussi une possibilité intéressante. En matière de régénération naturelle, si elle est dense, étendue et dominée par le mélèze, il faut procéder à un dépressage précoce (quand les tiges font environ 3m), si elle est mélangée, le mélèze domine souvent facilement les autres essences et les travaux peuvent être très ciblés pour favoriser la plus belle tige tous les 4-5m.
Un guide de la sylviculture des mélèzes est en préparation par l’équipe de l’Université de Liège.
Les différences entre les trois mélèzes ont aussi été abordées.
Die mélèze du Japon et le mélèze hybride ont des besoins en eau supérieurs à ceux du mélèze d’Europe. Les deux premiers sont donc à réserver à des stations avec des sols bien pourvus en eau (mais avec un drainage correct) et plutôt sur des versants nord pour limiter l’évapotranspiration.
En matière de croissance, le mélèze hybride présente un accroissement en hauteur de l’ordre de 15% supérieur aux espèces parentes mais cette croissance exceptionnelle peut s’avérer être un handicap dans les stations exposées au vent dans lesquelles il peut verser et alors nécessiter un tuteurage les premières années, ce qui constitue un investissement susceptible de grêver quelque peu la rentabilité.
Die mélèze d’Europe sans être une essence de sol aride, supporte un niveau hydrique légèrement plus sec que les deux autres.
| Spezies | Besoins en Eau | Station Recommandée |
|---|---|---|
| Mélèze du Japon | Élevés | Sols bien pourvus en eau + drainage correct Versants nord (limiter évapotranspiration) |
| Mélèze hybride | Élevés | Sols bien pourvus en eau + drainage correct Versants nord (limiter évapotranspiration) |
| Mélèze d’Europe | Modérés | Supporte niveau hydrique légèrement plus sec |
