Un réseau d'enclos-exclos

Propriétaires, chasseurs, scientifiques et volontaires se sont associés pour mettre en place des enclos-exclos qui permettront d’objectiver la pression du gibier sur la régénération naturelle. Ces dispositifs scientifiques sont placés dans des zones de la forêt favorables à la régénération naturelle, où la présence du cerf est particulièrement abondante. Ils permettent de comparer la végétation d’une zone clôturée inaccessible au gibier – l’enclos de 3 mètres sur 3  -, à celle de deux zones non clôturées et de même surface – les exclos. Chaque été pendant six ans, la végétation y sera méthodiquement inventoriée et mesurée. Les résultats seront encodés auprès du DEMNA, en même temps que les résultats obtenus en forêt publique.
 
Quel équilibre forêt-gibier ?
Le grand gibier – cerf, chevreuil, sanglier, daim, mouflon – a bien sûr un impact sur la végétation, soit parce qu’il la mange , soit parce qu’il s’y frotte  ou remue la terre. Il a sa place et son rôle dans l’écosystème forestier. En situation d’équilibre faune-flore, la forêt est capable de cicatriser et supporter ces impacts. La question est donc de savoir quand cette pression est acceptable et quand elle compromet l’avenir de la forêt. 
Un propriétaire forestier a peu de points de comparaison et son appréciation est souvent subjective. S’il est optimiste, il trouvera qu’il a peu de dégâts même s’il en a  en réalité beaucoup. Et inversement, un propriétaire pessimiste ayant quelques traces de présence de gibier pensera être victime d’un déséquilibre. Il est donc primordial de pouvoir objectiver la pression du gibier. 
Par ailleurs, il se peut que le manque de régénération ait une autre origine : sols inadéquats pour l’essence, manque de lumière, tassement du sol, ou encore climat, maladies et ravageurs …L’étude menée grâce à ces enclos-exclos permettra d’y voir plus clair !
 
Un projet fédérateur
Ce réseau d’enclos-exclos était initialement prévu pour couvrir les forêts publiques uniquement. Plus de 1.000 enclos-exclos y seront d’ailleurs installés cet été. Or, la moitié de la forêt wallonne est privée et souvent en mélange intime avec des forêts publiques au sein d’un même conseil cynégétique. Il est donc primordial que les forêts privées soient également intégrées dans ce réseau.
Il nous semble légitime que ce projet soit aussi celui de tous les acteurs et partenaires de la forêt et de la chasse, de manière à trouver collectivement des solutions durables de gestion intégrées de la faune sauvage.
C’est donc en étroite collaboration avec la fédération représentant les propriétaires forestiers privés (NTF) mais également les chasseurs (RSHCB), PEFC Belgium, les scientifiques (DEMNA) et l’université de Gembloux que nous avons mis sur pied ce projet ambitieux dont l’objectif est une analyse globale, objective et concertée.
 
Les premiers chiffres de 2016
- 130 enclos-exclos placés en forêt privée
- 45 propriétés privées couvertes par les dispositifs
- 25 volontaires ont placés les dispositifs
 
 
Ce que dit la presse
 
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